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Immobilier ancien : les prix reculent, une rentrée sous surveillance

Ce que dit l’Insee

Selon les chiffres publiés début septembre par l’Insee, l’institut national de la statistique et des études économiques, les prix des logements anciens ont reculé de 1,0 % en France, hors Mayotte, au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, une fois les variations saisonnières neutralisées. Ce repli succède à une baisse plus modeste de 0,2 % au premier trimestre 2026 et fait suite à une hausse de 0,4 % fin 2025.

Sur un an, entre le deuxième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026, les prix reculent de 0,8 %. Le mouvement touche surtout les maisons individuelles, dont le prix diminue de 1,3 % sur la période, quand celui des appartements reste quasiment stable, avec un repli limité à 0,1 %.

Des ventes qui se stabilisent plutôt qu’elles ne s’effondrent

Autre enseignement de cette publication : le nombre de transactions ne s’effondre pas pour autant. L’Insee comptabilise 958 000 ventes de logements anciens sur les douze mois glissants à fin juin 2026, contre 953 000 fin mars 2026 et 952 000 fin décembre 2025. Après le rebond amorcé fin 2024, le volume de ventes se stabilise donc depuis le début de l’année, sans repartir à la baisse malgré le repli des prix.

Cette configuration, des prix en légère baisse et un volume de ventes stable, distingue la période actuelle des phases de crise du marché, où le repli des prix s’accompagne en général d’un net ralentissement des transactions.

Ce que cela change pour un projet d’achat ou de vente

Pour un acheteur, ce repli des prix, même modéré, peut redonner un peu de marge de négociation, en particulier sur les maisons individuelles, plus concernées que les appartements. Mais il intervient alors que les taux de crédit immobilier ont, eux, plutôt tendance à remonter depuis la mi-août, comme le cabinet l’évoquait dans un précédent article. Le gain réalisé sur le prix d’achat peut donc être en partie compensé par un coût de financement plus élevé qu’au printemps : c’est l’ensemble du plan de financement qu’il faut regarder, pas seulement l’étiquette du bien.

Pour un vendeur, ce contexte invite à ajuster ses attentes de prix à la réalité du marché local, la baisse n’étant ni uniforme sur tout le territoire, ni identique entre maisons et appartements.

Un bien correctement positionné dès la mise en vente reste, selon les notaires associés à cette étude de l’Insee, celui qui trouve preneur le plus vite.

À retenir

Cette évolution reste mesurée : il s’agit d’un ajustement de l’ordre d’un point de pourcentage, pas d’un retournement brutal du marché. Elle mérite néanmoins d’être suivie de près par toute personne qui prépare un achat ou une vente dans les mois qui viennent, en la croisant avec l’évolution des taux de crédit.

Si vous préparez un projet immobilier, le cabinet peut faire le point avec vous sur le financement et les conditions actuellement disponibles.

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