Crédit immobilier : la baisse de production ralentit en août
Un marché toujours en recul, mais qui ralentit sa chute
Chaque mois, l’Observatoire Crédit Logement/CSA, adossé à l’organisme de cautionnement Crédit Logement et à l’institut d’études CSA, publie une analyse du marché du crédit immobilier à partir des prêts effectivement distribués par un large panel d’établissements bancaires. Sa dernière publication, consacrée au mois d’août 2026, confirme que le marché reste orienté à la baisse, mais à un rythme moins marqué que le mois précédent.
Sur le trimestre glissant de juin à août 2026, comparé à la même période un an plus tôt, la production de crédits immobiliers recule de 16,8 %, et le nombre de prêts accordés diminue de 14,5 %. C’est moins sévère que le trimestre précédent : sur mai-juillet 2026, l’Observatoire relevait une baisse de 21,5 % en montant et de 19,7 % en nombre de prêts. Le marché continue donc de se contracter, mais la dégradation perd en intensité d’un mois sur l’autre.
Des taux stables, des durées qui s’allongent
Côté taux, la situation reste relativement calme. Le taux moyen des crédits immobiliers du secteur concurrentiel, hors assurance emprunteur et coût des sûretés (les garanties prises par la banque, comme une hypothèque ou un cautionnement), s’établit à 3,31 % en août 2026, contre 3,30 % en juillet. Il reste proche du niveau observé entre février et juin, autour de 3,23 %.
C’est surtout sur la durée des prêts que le marché s’ajuste. La durée moyenne de l’ensemble des crédits accordés atteint 252 mois, soit 21 ans, en août 2026. Et la part des prêts souscrits sur 25 ans ou plus, la durée maximale généralement admise par les banques, grimpe à 49,3 % en août, contre 46,4 % au deuxième trimestre 2026 et 46,8 % sur l’ensemble de 2025. Concrètement, un emprunteur sur deux étale désormais son crédit sur un quart de siècle ou davantage.
Cet allongement des durées vise à limiter la mensualité malgré la hausse du coût des opérations : l’Observatoire mesure ce coût relatif des opérations, c’est-à-dire le prix d’achat et les frais annexes rapportés aux revenus annuels de l’emprunteur et exprimés en nombre d’années de revenus nécessaires, à 4,2 années de revenu en août 2026. Ce niveau progresse, mais reste sensiblement inférieur à ceux observés en 2021 et 2022. L’apport personnel, la part du financement que l’emprunteur finance sur ses fonds propres sans recourir au crédit, augmente pour sa part de 1,1 % sur les huit premiers mois de 2026, après une baisse de 3,4 % sur l’ensemble de 2025, un signe que la capacité des ménages à mobiliser leur épargne semble se stabiliser plutôt que se reconstituer franchement. L’Observatoire relève au global que son indicateur de solvabilité de la demande continue de se dégrader, sous l’effet combiné de la remontée des prix de l’immobilier dans certaines zones et du coût du crédit.
Ce que cela signifie pour votre projet
Ce ralentissement de la baisse n’est pas encore un retournement du marché : la production de crédits reste nettement inférieure à celle d’il y a un an. Pour un emprunteur, deux leviers ressortent de cette publication. D’une part, l’allongement de la durée du prêt, devenu la norme pour près d’un dossier sur deux, permet souvent de préserver un taux d’effort raisonnable, au prix d’un coût total du crédit plus élevé sur la durée. D’autre part, un apport personnel solide reste un atout pour obtenir un accord, dans un contexte où les banques restent attentives à la solvabilité des dossiers.
Si vous préparez un achat immobilier, le cabinet peut étudier avec vous la durée et le montage les mieux adaptés à votre budget, en tenant compte de ces évolutions du marché.
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