Surendettement : la hausse des dossiers se confirme en 2026
Une hausse qui ne faiblit pas depuis le début de l’année
La Banque de France publie chaque mois un baromètre de l’inclusion financière, qui suit notamment le nombre de dossiers de surendettement déposés par les ménages. La procédure de surendettement permet à une personne qui ne peut plus faire face à ses dettes non professionnelles de saisir une commission départementale, qui peut négocier un rééchelonnement, un effacement partiel ou, dans les cas les plus lourds, un effacement total des dettes.
Selon l’édition d’août 2026 de ce baromètre, 11 994 dossiers ont été déposés sur le seul mois d’août, soit une hausse de 12,1 % par rapport à août 2025. Sur les huit premiers mois de l’année, 108 395 dossiers ont été enregistrés, en augmentation de 11,0 % sur un an. La tendance n’est pas nouvelle : la Banque de France notait déjà une progression de 12,3 % sur le premier semestre 2026, après une hausse de 9,8 % sur l’ensemble de 2025, qui avait totalisé 148 013 dossiers.
Ce que montrent les autres indicateurs du baromètre
Le même baromètre suit aussi les inscriptions au FICP, le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, qui recense les retards et impayés signalés par les établissements prêteurs. Sur les huit premiers mois de 2026, les nouvelles inscriptions au FICP progressent de 4,6 % par rapport à la même période de 2025, une hausse plus modérée que celle des dossiers de surendettement, mais qui va dans le même sens.
À l’inverse, les nouvelles inscriptions au fichier central des chèques reculent de 12,7 % sur la même période, ce qui suggère que les difficultés se concentrent surtout sur le crédit plutôt que sur les moyens de paiement.
Pourquoi ce chiffre mérite votre attention avant d’en arriver là
Le surendettement constitue, par définition, un stade déjà avancé de difficultés financières. Avant d’y arriver, des solutions existent pour desserrer une mensualité devenue trop lourde : la renégociation d’un prêt auprès de sa propre banque, le rachat par un autre établissement, ou le regroupement de plusieurs crédits en une seule mensualité.
Un taux d’endettement qui dépasse 35 % de vos revenus, plusieurs crédits dont vous perdez le fil, ou une mensualité devenue difficile à tenir après une baisse de revenus : ce sont des signaux à ne pas laisser s’aggraver.
Ces opérations ne conviennent pas à toutes les situations : allonger la durée d’un crédit réduit la mensualité mais augmente mécaniquement son coût total, et un dossier doit rester présentable auprès d’un nouvel établissement prêteur. Mais engagées suffisamment tôt, avant que les retards de paiement ne s’accumulent et ne pèsent sur le FICP, elles permettent souvent d’éviter que la situation ne se dégrade jusqu’à la procédure de surendettement elle-même.
Ce que le cabinet peut regarder avec vous
Si vous cumulez plusieurs crédits ou si une mensualité pèse de plus en plus sur votre budget, un premier échange permet d’établir le capital restant dû sur l’ensemble de vos engagements et d’évaluer si un regroupement ou une renégociation changerait concrètement votre situation, avant que les options ne se réduisent. N’hésitez pas à nous contacter pour en parler.
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