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Surendettement : le fichier FICP accélère plus vite que les dossiers

Un baromètre mensuel qui confirme la tendance de l’année

Chaque mois, la Banque de France publie un baromètre de l’inclusion financière, qui suit plusieurs indicateurs liés aux difficultés de paiement des ménages. Son édition n°66, consacrée aux données de septembre 2026 et publiée le 13 octobre, confirme que la dégradation observée depuis le début de l’année ne faiblit pas.

Selon ce baromètre, le nombre de dossiers de surendettement déposés en septembre 2026 progresse de 10,5 % par rapport à septembre 2025. Sur les neuf premiers mois de l’année, la hausse atteint 11,0 %, un rythme proche de celui déjà observé sur les huit premiers mois. La procédure de surendettement permet à une personne qui ne peut plus faire face à ses dettes non professionnelles de saisir une commission départementale, qui peut négocier un rééchelonnement ou, dans les situations les plus lourdes, un effacement partiel ou total des dettes.

Le FICP, un indicateur qui grimpe encore plus vite

Le même baromètre suit aussi les nouvelles inscriptions au FICP, le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, tenu par la Banque de France. Un établissement prêteur y signale un retard de paiement ou un impayé sur un crédit, ce qui rend en pratique plus difficile l’obtention d’un nouveau financement tant que l’inscription n’est pas levée.

Sur les neuf premiers mois de 2026, ces nouvelles inscriptions progressent de 5,2 % par rapport à la même période de 2025. C’est une accélération par rapport aux huit premiers mois de l’année, où la hausse se limitait à 4,6 %. Pour la première fois depuis le début de l’année, la progression du FICP se rapproche donc de celle des dossiers de surendettement, alors qu’elle restait jusqu’ici nettement plus modérée. Un article d’Empruntis daté du 16 octobre 2026, qui reprend les données de la Banque de France sur douze mois glissants, d’octobre 2025 à septembre 2026, évoque une hausse de 12 % des dépôts de dossiers, pour un total proche de 160 000, et un fichier FICP qui approcherait désormais 2,4 millions de personnes inscrites.

Deux autres signaux à regarder

Le baromètre suit également les demandes d’accompagnement budgétaire, c’est-à-dire les sollicitations auprès des points conseil budget ou des services sociaux pour faire le point sur ses finances avant qu’une situation ne se dégrade. Elles progressent de 9,0 % sur les neuf premiers mois de 2026, un signe que davantage de ménages cherchent à agir en amont.

À l’inverse, les désignations de droit au compte, la procédure qui permet à toute personne sans compte bancaire d’en obtenir un auprès d’un établissement désigné par la Banque de France, reculent de 14,0 % sur la même période. Cette baisse ne signifie pas une amélioration de la situation d’ensemble : elle porte sur un dispositif distinct, qui concerne l’accès à un compte et non le remboursement d’un crédit.

Ce que cela signifie avant d’en arriver là

Une inscription au FICP n’est pas une fatalité, mais elle ferme rapidement l’accès à un nouveau crédit tant qu’elle n’est pas levée.

Ces chiffres rappellent qu’une inscription au FICP intervient généralement après plusieurs mensualités impayées, donc avant que le dossier n’atteigne le stade du surendettement. C’est à ce moment, quand une mensualité commence à peser plus qu’elle ne devrait sur un budget, qu’une renégociation auprès de son établissement ou un regroupement de plusieurs crédits en une seule mensualité a le plus de chances d’aboutir. Une fois l’incident de paiement déclaré et l’inscription effective, les solutions de refinancement deviennent nettement plus étroites.

Si plusieurs crédits pèsent sur votre budget ou si une échéance devient difficile à honorer, un premier échange avec le cabinet permet de faire le point sur vos engagements en cours et d’évaluer, avant que les options ne se réduisent, si un regroupement ou une renégociation changerait concrètement votre situation.

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